Actualités du NID | 27.08.2026
Huit ans après la première modélisation complète du territoire namurois, Namur 3D s’apprête à franchir une nouvelle étape. Le Conseil communal a approuvé, ce 1er septembre, le cahier des charges qui permettra de renouveler en profondeur les données de l’outil.
L’objectif ? Disposer d’une représentation plus précise et plus actuelle du territoire, mais aussi préparer progressivement l’évolution de Namur 3D vers un véritable jumeau numérique de la ville.
🏙️ De la maquette 3D à un véritable outil pour la ville
Lancé en 2017 et accessible au public depuis mai 2018, Namur 3D a fait de Namur la première ville wallonne à disposer d’une modélisation 3D complète de son territoire : 17.500 hectares et plus de 65.000 bâtiments.
Et dès le départ, l’ambition allait bien plus loin qu’une simple représentation virtuelle de la ville.
Au fil des années, Namur 3D est devenu un véritable outil de travail. Il permet notamment aux services communaux d’intégrer un projet dans son environnement, d’en apprécier le gabarit et l’impact visuel dans le paysage urbain ou encore de simuler les ombres portées à différentes périodes de l’année.
La plateforme s’est également enrichie au fil du temps avec, entre autres, des données de thermographie aérienne, le potentiel solaire des toitures, des façades en haute définition ou encore une représentation de Namur vers 1750.
Aujourd’hui, Namur 3D est aussi l’un des socles de la scénographie du NID : tables interactives, animations et dispositifs immersifs permettent aux visiteurs de découvrir autrement leur ville et ses projets.
La thermographie aérienne des toitures fait partie des données déjà exploitées dans Namur 3D. © Walphot-Eurosense, 2018.
🔄 Pourquoi une mise à jour aujourd’hui ?
Depuis les premiers relevés réalisés en 2018, Namur a changé… et les technologies aussi.
De nouveaux bâtiments et aménagements ont vu le jour, la végétation a évolué et les technologies de modélisation permettent désormais d’obtenir des données beaucoup plus précises.
La future mise à jour prévoit notamment de nouvelles photographies aériennes à très haute résolution ainsi qu’un relevé LiDAR.
Le principe ? Un scanner embarqué à bord d’un avion enregistre des dizaines de points par mètre carré afin de produire une représentation très précise du sol, du relief, des bâtiments et de la végétation.
De quoi ouvrir la porte à des analyses beaucoup plus fines du territoire.
🌱 Des usages très concrets pour le territoire
Avant de définir les aspects techniques du futur outil, les équipes du NID et de Géomatique - Smart City ont rencontré différents services de la Ville pour partir de leurs besoins et identifier les usages qui pourraient être développés demain.
Et les possibilités sont nombreuses !
Les nouvelles données pourraient notamment aider à :
- mieux simuler les inondations, les écoulements d’eau et les zones à risque ;
- analyser les îlots de chaleur, l’imperméabilisation des sols ou encore la gestion des eaux de pluie ;
- suivre l’évolution de la canopée et des arbres et identifier des zones intéressantes pour de nouvelles plantations ;
- mieux gérer certains espaces publics et événements ;
- analyser et dimensionner des infrastructures liées à la mobilité ;
- cartographier plus précisément les réseaux souterrains ;
- aider les services de secours à identifier les accès, contraintes et infrastructures critiques et à préparer certains scénarios d’intervention ;
- ou encore, à plus long terme, développer de nouveaux outils pour la gestion des bâtiments et de leurs équipements.
Un même socle de données pourra donc servir à des domaines très différents, avec un objectif commun : mieux comprendre le territoire pour mieux anticiper ses évolutions et l’adapter aux enjeux de demain.
💡 Partir des besoins, pas de la technologie
C’est l’un des principes qui a guidé la préparation de cette nouvelle étape de Namur 3D.
Urbanisme, mobilité, voirie, espaces verts, biodiversité, hydrologie, énergie, bâtiments, planification d’urgence… différents services communaux ont été associés à la réflexion.
L’idée est de disposer d’un même socle de données précis et partagé, utilisable pour plusieurs politiques publiques, plutôt que de multiplier les relevés et les études spécifiques à chaque nouveau projet.
Une partie de ces données pourra également être proposée en open data, afin que professionnels, entreprises, associations ou citoyens puissent les réutiliser et imaginer de nouveaux usages.
🔮 Et demain, un véritable jumeau numérique ?
Cette mise à jour constitue aussi une première étape vers une ambition à plus long terme : faire évoluer progressivement Namur 3D vers un véritable jumeau numérique du territoire.
Mais quelle différence avec la 3D actuelle ?
Aujourd’hui, Namur 3D permet essentiellement de voir et d’analyser le territoire. Un jumeau numérique va plus loin : il associe à cette représentation 3D différentes données permettant de mieux comprendre le fonctionnement de la ville, de suivre ses évolutions et de tester des scénarios avant d’agir sur le terrain.
À terme, des données liées à la mobilité, à l’environnement, à l’énergie, aux infrastructures ou aux bâtiments pourraient par exemple être croisées avec la 3D.
Cela permettrait de comparer différents scénarios d’aménagement, anticiper certains risques ou encore évaluer les effets possibles d’un projet avant sa réalisation.
Cette évolution se fera progressivement. La première étape consiste aujourd’hui à construire une base de données actualisée, précise et suffisamment solide pour permettre le développement de ces nouveaux usages.
🚀 Une nouvelle génération de Namur 3D se prépare
Plus précise, plus actuelle et capable de répondre à de nouveaux besoins, cette nouvelle génération de Namur 3D doit permettre à la Ville de poursuivre un objectif simple : mieux connaître son territoire pour mieux préparer la ville de demain.
Et au NID, ces nouvelles données permettront aussi de continuer à faire évoluer les outils qui vous aident à explorer, comprendre et imaginer Namur autrement.
🔎 Pour aller plus loin
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